Une triade dorée : druides, abeilles et arbres

Par Liz Ryder

Les druides, les abeilles et les arbres forment une triade dorée, partageant les uns avec les autres une relation vitale de coopération et de symbiose. Les abeilles pollinisent les arbres, et les arbres nourrissent et abritent les abeilles. Les druides étudient, protègent et nourrissent les arbres comme les abeilles, comme sources de santé, richesse, sagesse, et d’accès au monde féérique. Alan Watts, …

Les druides, les abeilles et les arbres forment une triade dorée, partageant les uns avec les autres une relation vitale de coopération et de symbiose. Les abeilles pollinisent les arbres, et les arbres nourrissent et abritent les abeilles. Les druides étudient, protègent et nourrissent les arbres comme les abeilles, comme sources de santé, richesse, sagesse, et d’accès au monde féerique. Alan Watts, dans le Tao de la philosophie, nous demande de voir au-delà de « notre peau », vers l’extérieur, qui est une partie de notre intérieur. Je crois que nous devons appliquer cela à notre compréhension du monde naturel, et de nos ancêtres interprétant le monde naturel, les druides.

Cette interaction entre les abeilles et les druides est perceptible dans l’adage écossais : « Demandez à une abeille sauvage ce que les druides savaient. ». Dans la société celtique, on pensait que les abeilles avaient une connaissance secrète, et transmettaient des messages entre notre monde et l’Autre Monde. Avec leur langage secret, elles étaient traditionnellement vues comme les messagères du monde féerique. Dans la littérature la plus ancienne d’Irlande, les abeilles occupent une place prépondérante. Des références apparaissent deux fois dans le Chant d’Amergin : (1) « Je suis une larme que le soleil à fait tomber », une métaphore des abeilles et du miel, déjà utilisée dans l’Égypte ancienne, et (2), « Je suis la reine de chaque ruche. ». Parmi les merveilles naturelles de l’Irlande qu’Amergin revendiquait, aucune autre n’est mentionnée deux fois.

Dans toutes les fonctions sociales des druides : artiste, mystique, érudit, guérisseur, conseiller, magicien, poète, voyant, dirigeant, enseignant, historien, juriste, chamane ou prêtre, et particulièrement « celui qui cherche la vérité », les abeilles démontrent leur pertinence, et comme les druides partagent notre connaissance de ce monde et de l’autre. La littérature sur l’association entre les druides et les arbres est très développée, mais la dernière étape de la triade dorée, le lien druidique avec l’abeille dorée et ses nombreux cadeaux n’est pas aussi développé. L’objectif principal de cette présentation est de regrouper suffisamment d’informations à propos des abeilles de sources anciennes et modernes, afin de pouvoir en déduire la triade dorée entre Druides, Abeilles et Arbres.

Amergin, barde des Milésiens, revendique la terre d’Irlande.

 Je suis un cerf : de sept dents,

Je suis une inondation : à travers une plaine,

Je suis un vent : sur un lac profond,

Je suis une larme : que le Soleil laisse tomber,

Je suis un faucon : au dessus de la colline,

Je suis une épine : sous l’ongle,

Je suis une merveille : parmi les fleurs

Je suis un sorcier : qui à par moi

Enflamme la tête froide avec de la fumée ?

 

Je suis une lance : qui rugit pour du sang,

Je suis un saumon : dans un bassin,

Je suis un leurre : du paradis,

Je suis une colline : où les poètes se promènent,

Je suis un sanglier : impitoyable et rouge,

Je suis un casseur : un destin menaçant,

Je suis une marée : qui entraîne à la mort,

Je suis un enfant : qui à par moi

Épie sous l’arche du dolmen non taillé ?

 Je suis le ventre : de chaque coup,

Je suis le feu : sur chaque colline,

Je suis la reine : sur chaque ruche,

Je suis le bouclier : pour chaque tête,

Je suis la tombe : pour chaque espoir.

 Chant d’Amergin , traduit par Robert Graves, de « The White Goddess »

http://www.amergin.net/songofamergin.html

L’Antiquité de l’Apiculture

L’amour des humains pour les produits des abeilles date d’avant l’écriture, la civilisation celtique et les druides. Récupérer le miel sauvage est une pratique ancienne, une source diététique et inspirante depuis la préhistoire ; une pratique décrite dans l’art néolithique du sud de l’Espagne il y a 15000 ans.

Les abeilles ont 100 millions d’années, et il existe plus de 20 000 espèces d’abeilles sauvages. Trois espèces produisent du miel. Deux viennent de l’Asie et du Sud-est de l’Asie, parmi lesquelles les grandes abeilles à miel de l’Himalaya, mais ces dernières ont une faible production. Il n’y a pas d’abeille produisant du miel native d’Amérique, d’Australie ou de Nouvelle Zélande. Apis mellifera est l’abeille à miel commune de l’ouest, originaire de l’est de l’Afrique tropicale et trouvée dans les pyramides d’Égypte. Depuis, Apis mellifera a été transportée par les humains sur tous les continents, à l’exception de l’Antarctique.

L’apiculture est la domestication des abeilles, ce qui implique la création de ruches artificielles à partir de bûches creuses, de boites en bois, de récipients en céramique, de paniers en paille tressée ou « skeps ». La description la plus ancienne connue d’apiculture est sur une sculpture d’un temple égyptien, il y a 4500 ans. Elle montre des hommes collectant des nids d’abeille dans les contenants cylindriques, remplissant des jarres de miel, et peut être même séparant le miel de la cire d’abeille, sur les murs du temple du sud de Nyuserre Ini de la 5ème dynastie, avant 2422 avant J.C.

Les scientifiques ont déterré les restes d’une opération d’apiculture à grande échelle sur un site israélien vieux de presque 3000 ans, ce qui le relie aux récits bibliques du roi David et du roi Salomon sur un monticule de terre géant appelé Tel Reho.

L’écrivain ancien chinois Shi Jing a écrit à propos du miel au cours du 6ème siècle avant J.C.. La médecine traditionnelle chinoise établit que le miel est gouverné par l’élément Terre et agit principalement sur l’estomac et la rate. Il possède également les caractéristiques Yang.

On peut trouver du miel en Inde entre -2000 et -3000. Plusieurs références au miel apparaissent dans le Vedas :

« Que chaque vent qui souffle fasse tomber du miel,

Que les rivières et les ruisseaux créent du miel,

Que tous nos médicaments deviennent du miel … »

La corde de l’arc du dieu de l’amour hindou Kamadeva est faite d’abeilles à miel. Des pots de miel scellés ont été retrouvés dans les tombes de pharaons tels que Toutankhamon (approximativement 1341 à 1323 avant J.C.) Dans les textes de l’Égypte ancienne, les abeilles sont nées des larmes du dieu Râ, le dieu du Soleil. Quand les larmes tombaient sur le sol, elles se transformaient en abeilles construisant des nids d’abeilles et produisant du miel.

La signification religieuse des abeilles s’est étendue à une association avec la déesse Neith, dont le temple dans le delta de la ville de Sais en Basse-Egypte était connu comme per-bit, signifiant « la maison de l’abeille ». Le miel était considéré comme un symbole de résurrection et comme une protection face aux esprits malfaisants.

L’abeille et le carex (ou le papyrus) ont été les symboles de l’unification de l’Égypte (-3050), par Menes, un dirigeant local de Thèbes pendant près de 3000 ans. Le carex est le symbole de la Haute-Egypte et l’abeille celui de la Basse-Egypte. Cet exemple est tiré de la liste des rois du temple mortuaire de Seti I, construit 1500 ans après Menes.

L’utilisation des produits de la ruche, qu’ils soient récoltés à partir des abeilles sauvages ou de l’apiculture, étaient très étendue dans l’ancien monde, comme la vénération de la déesse des abeilles. Tellement étendue au sein de civilisations précédant les celtes qu’il serait difficile d’affirmer que la civilisation celtique ne les partageait pas.

Les abeilles dans la Bible : le « pays du lait et du miel »

 Deuteronomy XXXII, 13 : « … et il lui a fait sucer le miel du rocher. »

Samuel XIV, 27 : « Jonathan ignorait le serment que son père avait fait faire au peuple; il avança le bout du bâton qu’il avait à la main, le plongea dans un rayon de miel, et ramena la main à la bouche; et ses yeux furent éclaircis. »

Salomon’s songs (Cantique des cantiques IV,11) : « Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée, le miel et le lait sont sous ta langue » et plus tard (V,1), « Je suis entré dans mon jardin, ma fiancée, (…) j’ai mangé mon rayon avec mon miel »

Judges XIV, 8 : « et il se détourna pour voir le cadavre du lion. Et voici, il y avait un essaim d’abeilles et du miel dans le corps du lion. ». Samson a transformé cela en une énigme (XIV,14) « Et il leur a dit : du mangeur sorti de la nourriture, et du courageux sorti de la douceur », à laquelle la réponse était (XIV,18) « Qu’est ce qui est plus doux que le miel, et qu’est ce qui est plus courageux qu’un lion ? »

Les Géorgiques de Virgil (29 avant J.C.)

BkIV : 109-227 La Nature et les Qualités des abeilles (Traduction française de Maurice Rat, 1932)

Maintenant allons ! Je vais exposer les instincts merveilleux dont Jupiter lui-même a doté les abeilles, [4,150] en récompense d’avoir, attirées par les bruyants accords et les retentissantes cymbales des Curètes, nourri le roi du ciel dans l’antre de Dicté.

Seules, elles élèvent leur progéniture en commun, possèdent des demeures indivises dans leur cité, et passent leur vie sous de puissantes lois; seules, elles connaissent une patrie et des pénates fixes; et, prévoyant la venue de l’hiver, elles s’adonnent l’été au travail et mettent en commun les trésors amassés. Les unes, en effet, veillent à la subsistance, et, fidèles au pacte conclu, se démènent dans les champs; les autres, restées dans les enceintes de leurs demeures, [4,160] emploient la larme du narcisse et la gomme gluante de l’écorce pour jeter les premières assises des rayons, puis elles y suspendent leurs cires compactes; d’autres font sortir les adultes, espoir de la nation; d’autres épaississent le miel le plus pur et gonflent les alvéoles d’un limpide nectar. Il en est à qui le sort a dévolu de monter la garde aux portes de la ruche; et, tour à tour, elles observent les eaux et les nuées du ciel, ou bien reçoivent les fardeaux des arrivantes, ou bien encore, se formant en colonne, repoussent loin de leurs brèches la paresseuse troupe des frelons. C’est un effervescent travail, et le miel embaumé exhale l’odeur du thym.

[4,170] Ainsi, quand les Cyclopes se hâtent de forger les foudres avec des blocs malléables, les uns, armés de soufflets en peau de taureaux, reçoivent et restituent les souffles de l’air; les autres plongent dans un bassin l’airain qui siffle; l’Etna gémit sous le poids des enclumes ; eux lèvent de toutes leurs forces et laissent retomber leurs bras en cadence, et, avec la tenaille mordante, tournent et retournent le fer; de même, s’il est permis de comparer les petites choses aux grandes, les abeilles de Cécrops sont tourmentées d’un désir inné d’amasser, chacune dans son emploi. Les plus vieilles sont chargées du soin de la place, de construire les rayons, de façonner les logis dignes de Dédale; [4,180] les plus jeunes rentrent fatiguées, à la nuit close, les pattes pleines de thym; elles butinent, de çà, de là, sur les arbousiers et les saules glauques et le daphné et le safran rougeâtre et le tilleul onctueux, et les sombres hyacinthes. Souvent aussi, dans leurs courses errantes, elles se brisent les ailes contre des pierres dures, et vont jusqu’à rendre l’âme sous leur fardeau, tant elles aiment les fleurs et sont glorieuses de produire leur miel.

Toutes se reposent de leurs travaux en même temps, toutes reprennent leur travail en même temps. Le matin, elles se ruent hors des portes; aucune ne reste en arrière; puis quand le soir les invite à quitter enfin les plaines où elles butinent, alors elles regagnent leurs logis, alors elles réparent leurs forces. Un bruit se fait entendre; elles bourdonnent autour des bords et du seuil; puis, quand elles ont pris place dans leurs chambres, [4,190] le silence se fait pour toute la nuit, et un sommeil bien gagné s’empare de leurs membres las. Elles ne s’éloignent pas trop de leurs demeures quand la pluie menace, ni ne se hasardent dans le ciel à l’approche des Eurus; mais à l’abri des remparts de leur ville, elles vont faire de l’eau aux alentours et tentent de brèves excursions; souvent elles emportent de petits cailloux, qui leur permettent de se maintenir en équilibre dans le vide des nuées, comme ces barques instables que le lest maintient sur le flot qui les secoue.

Ce qui te paraîtra surtout admirable dans les moeurs des abeilles, c’est qu’elles ne se laissent pas aller à l’accouplement, qu’elles n’énervent pas languissamment leur corps au service de Vénus, et qu’elles ne mettent pas leurs petits au monde avec effort.

[4,200] D’elles-mêmes, avec leur trompe, elles recueillent les nouveau-nés éclos sur les feuilles et les herbes suaves; d’elles-mêmes, elles remplacent leur roi et ses petits Quirites, et refaçonnent leurs cours et leurs royaumes de cire. Aussi, bien que leur vie soit renfermée en des bornes étroites (car elles ne vivent pas plus de sept étés), leur race, elle, demeure immortelle; la fortune de la famille subsiste pendant nombre d’années, et l’on compte les aïeux de leurs aïeux.

[4,210] J’ajouterai que ni l’Égypte ni la vaste Lydie ni les peuplades des Parthes ni le Mède de l’Hydaspe n’ont autant de vénération pour leur roi. Tant que ce roi est sauf, elles n’ont toutes qu’une seule âme; perdu, elles rompent le pacte, pillent les magasins de miel, brisent les claies des rayons. C’est lui qui surveille leurs travaux; lui qu’elles admirent, qu’elles entourent d’un épais murmure, qu’elles escortent en grand nombre; souvent même elles l’élèvent sur leurs épaules, lui font un bouclier de leurs corps à la guerre et s’exposent aux blessures pour trouver devant lui une belle mort.

D’après ces signes et suivant ces exemples, [4,220] on a dit que les abeilles avaient une parcelle de la divine intelligence et des émanations éthérées; car, selon certains, Dieu se répand par toutes les terres, et les espaces de la mer, et les profondeurs du ciel; c’est de lui que les troupeaux de petit et de gros bétail, les hommes, toute la race des bêtes sauvages empruntent à leur naissance les subtils éléments de la vie; c’est à lui que les êtres sont rendus et retournent après leur dissolution; il n’est point de place pour la mort, mais, vivants, ils s’envolent au nombre des constellations et ils gagnent les hauteurs du ciel.

 La déesse sacrée des abeilles et la divination

On peut déduire d’artefacts que la déesse des abeilles précède l’écriture. Entre -3000 et -2500, le langage des celtes et des grecs était un langage proto-européen émanant d’ancêtres culturels et linguistiques commun. C’est seulement ensuite que les celtes se sont séparés de ce qui est devenu le proto-grec. Dans la Crête minoenne, la déesse et ses prêtresses, vêtues en abeilles, sont montrées dansant ensemble sur un sceau en or trouvé avec des défunts. En Crête, l’abeille signifiait également la vie qui vient de la mort, comme le scarabée en Égypte.

Sceau en or, -1450, issu d’une tombe à Isopata, près de Knossos

Les premiers grecs, comme cela est documenté par Homère, n’utilisaient que du miel sauvage ; l’apiculture n’est arrivée que plus tard. Dans les premiers récits de la vie des dieux grecs, l’enfant Zeus ne se nourrissait que de miel. Le miel était le nectar des dieux. D’après les grecs anciens, tous les phénomènes naturels, abeilles comprises, ont une origine divine. Artémis, la fille de Zeus et Leto, et la sœur jumelle d’Apollon, était la déesse des abeilles.

Plaques d’or ornées de déesses abeilles ailées, peut-être les Thries, trouvées à Camiros Rhodes, datées du 7ème siècle avant J.C. (British museum)

L’hymne homérique à Hermès du 6-8ème siècle avant J.C. fait référence aux Melissae ou oracles d’abeilles du mont Parnassos de Delphes, qui ne pouvaient prophétiser qu’après avoir ingéré du meli chloron ou « miel vert ». La divination était une des fonctions clefs de la déesse abeille comme cela est documenté ci-dessous dans l’Hymne homérique à Hermès :

De : THRIES https://fr.wikipedia.org/wiki/Thries

On les trouvait au mont Parnassos, où elles ont appris l’art de la divination au jeune Apollon, qui s’adresse à Hermès dans l’hymne ci dessous.

Voici la traduction qu’en donne Leconte de Lisle en a fait en1868

«  il y a trois Moires, vierges et sœurs, et qui se réjouissent de leurs ailes rapides. La tête couverte de blanche farine, elles habitent dans une vallée du Parnèsos ; et elles m’ont enseigné la science divinatoire à laquelle j’aspirais, encore enfant, au milieu de mes bœufs, et mon père ne s’en inquiéta point. Depuis, en ce lieu, volant çà et là, elles mangent les rayons de miel et accomplissent chaque chose. Alors, ayant mangé le miel vert, elles deviennent furieuses et veulent ardemment dire la vérité ; mais quand elles sont privées de la douce nourriture des Dieux, elles tentent de conduire hors du chemin. Je te les donne, interroge-les avec soin et charme ainsi ton esprit ; et, si quelque mortel connu de toi te rencontre, il pourra en croire ton oracle. Prends-les, fils de Maia, ainsi que les bœufs agrestes aux pieds flexibles. »

Ainsi parla-t-il. Et du paradis, son père Zeus lui même confirma ces mots, et ordonna que le glorieux Hermès soit le seigneur de tous les oiseaux de mauvais augure… et aussi que lui seul soit le messager d’Aides qui, bien qu’il ne soit point riche, il ne te fera point un pauvre présent »

https://fr.wikisource.org/wiki/Hymnes_hom%C3%A9riques/%C3%80_Herm%C3%A8s

Ce sont en quelque sorte des Melissae, des prêtresses du miel, inspirées par un toxique du miel ; ce sont des abeilles, la tête blanche de pollen.

Dans Python, une étude des mythes de Delphes et de leur origine, Joseph Eddy Fontenrose déclare que « la référence au fait de manger du miel est significative. Pindar appelait la Pythie l’abeille de Delphes. Pausanias dit que le deuxième temple de Delphes a été construit par des abeilles, à partir de ruches et de plumes. Les minuscules Keres ou fantômes ailés que l’on voit sur les peintures des vases ressemblent à des abeilles. ». De plus, dans un article de The Classical Weekly, vol 47, n° 7 (15 février 1954), p. 103-106, « Be Dances and The « Sacred Bee » » (La danse des abeilles et les abeilles sacrées), Lillian B. Lawlers détaille de manière très complète la Déesse Abeille dans la tradition grecque.

La dévotion à la Déesse Abeille est évidente dans les temples d’Artémis des cultures méditerranéennes d’il y a environ 3000 ans. C’est une des plus anciennes et plus populaires représentations du Féminin Sacré.

Née sur l’île grecque de Delos, Artémis était la sœur d’Apollon et la fille de Zeus et Leto. Quand elle était une jeune fille, son père, Zeus, lui demanda quel était son rêve. Elle a répondu qu’elle souhaitait ne jamais avoir à se marier à un homme et rester libre de courir librement dans la forêt sauvage. Artémis était une patronne des vierges, ainsi qu’une protectrice puissante du monde naturel et de la fertilité.

Comme pour les autres déesses primitives, les cérémonies invoquant Artémis se déroulaient dans des cercles d’arbres, dans des endroits où se trouvent des affleurements rocheux particuliers, sur des sites sacrés le long des rivières ou près de sources calmes. Artémis était et est restée l’une des plus puissantes maîtresses de la magie et des métamorphes.

Plusieurs des membres du panthéon celtique sont des manifestations d’Artémis, par exemple la déesse irlandaise Flidais (biche) est une Artémis celtique, une figure de chasseresse associée au tir à l’arc, à la sainteté des forêts et de la vie sauvage, et à la chasse. Cependant, contrairement à Artémis, sa lubricité et son appétit sexuel sont légendaires. On peut la voir dans la forêt, sur un char tiré par des cerfs et accompagnée de biches.

L’abeille était un emblème de Ptonia, la « maîtresse » minoenne-mycénienne, à laquelle on se réfère également comme « La Pure Mère Abeille ». Ses prêtresses recevaient le nom de « Melissa » (« abeille »). De plus, les prêtresses vénérant Artémis et Déméter étaient appelées les « Abeilles ». La prêtresse de Delphes est souvent désignée comme une abeille, et Pindar note qu’elle resta « L’abeille de Delphes » longtemps après qu’Apollon ait usurpé l’ancien oracle et sanctuaire. « Historiquement, la prêtresse de Delphes mâchait une feuille de laurier », note Harrisson, « mais quand elle était une abeille, elle doit certainement avoir cherché son inspiration dans les ruches ». Ernst Neustadt, dans sa monographie « Zeus Kretigenes », Zeus né Crétois, dédie un chapitre à la déesse abeille Melissa.

L’hymne homérique à Apollon reconnaît que le don de prophétie d’Apollon lui a été offert par trois vierges abeilles, habituellement identifiées comme les Thries. Les Thries sont une trinité de déesses abeilles pré-helléniques – égéennes. La plaque d’or ornée (illustration en haut à droite) est issue d’une série de plaques identiques trouvées à Camiros à Rhodes et datant de la période archaïque de l’art grec au 7ème siècle, mais les déesses abeilles ailées qu’ils décrivent doivent être bien plus vieilles.

 GEOMETRIE SACREE

Plus tard, les philosophes grecs considéraient les druides comme des pythagoriciens, notamment du fait de leur croyance  en la réincarnation et la transmigration des esprits. Cependant, Abaris le druide était le mentor de Pythagore, donc il serait plus juste de dire que Pythagore était un druide. Comme un druide, Pythagore (-570) n’a rien écrit ; il partageait une tradition orale et c’est pour cela qu’il est le plus énigmatique des philosophes grecs. Lui et ses disciples ont renoncé à leur richesse, vivaient en communauté et ne mangeaient ni viande ni haricots. De fait, d’après la tradition grecque, Pythagore ne mangeait que du miel. Hippocrate comme Pythagore ont prescrit le pollen pour ses qualités thérapeutiques. Une grande partie du travail de Pythagore en mathématique était en lien avec la géométrie sacrée.

Pour réaliser un hexagramme, tracer un cercle de rayon fixe. Puis, en utilisant ce même rayon, tracez un arc à partir de n’importe quel point du cercle. A partir du point créé par l’arc, tracez un arc de chaque côté. Si vous continuez sur tout le tour du cercle de cette manière, vous obtiendrez 6 arcs à distance égale qui, reliés par des lignes droites, forment un hexagramme. Lorsqu’une abeille construit une ruche, son torse sert de rayon fixe.

Un hexagramme est composé de deux triangles équilatéraux superposés. Pythagore reliait le sceau de Salomon (parfois appelé « Étoile de David ») un symbole « magique », composé de deux triangles équilatéraux imbriqués formant une étoile à 6 côtés, au dessin hexagonal du nid d’abeilles. Pythagore voyait ce symbole comme une combinaison des symboles de l’eau  et du feu . D’autres mathématiques magiques sont associées aux abeilles. Lorsqu’on regarde les généalogies d’abeilles, les générations forment une suite de Fibonacci :

La suite de Fibonacci apparaît aussi dans la description de la reproduction d’une population d’abeilles idéale, selon les règles suivantes :

  • Si un œuf est pondu par une femelle non fécondée, il donne naissance à un mâle ou à un faux-bourdon.
  • Si, par contre, l’œuf a été fécondé, il donne naissance à une femelle.

De fait, un mâle n’aura toujours qu’un parent, et une femelle en aura deux. Si quelqu’un étudiait les ancêtres de n’importe quel mâle abeille, il n’aurait qu’un parent (une abeille), deux grands parents, trois arrières grands parents, 5 arrières arrières grands parents, et ainsi de suite. Cette séquence de nombre d’ancêtres est la suite de Fibonacci. Le nombre d’ancêtres à chaque niveau (Fn) est le nombre d’ancêtres femelles (Fn-1) plus le nombre d’ancêtres mâles (Fn-2) … On trouve aussi la suite de Fibonacci dans la nature, par exemple dans la ramification des arbres, la répartition des feuilles sur la tige, les fruits de l’ananas, la floraison de l’artichaut, le déroulé de la fougère ou l’agencement de la pomme de pin, ainsi que dans le nombre d’or.

http://en.wikipedia.org/wiki/Golden_section

De la mythologie des abeilles :

« Aristée, le fils du dieu Apollon, avait une ruche. Mais il voulait séduire Eurydice, la femme d’Orphée. Elle mourut d’une morsure de serpent parce qu’elle avait refusé les avances d’Aristée. De vengeance, Orphée détruit la ruche d’Aristée. Pour apaiser la colère des dieux, Aristée sacrifia quatre taureaux et quatre génisses. De leurs entrailles, de nouveaux essaims apparurent soudainement, et Aristée pu reconstruire sa ruche et apprendre l’apiculture aux hommes. »

 La déesse abeille :

Ces abeilles sacrées, avec leur don de prophétie, devaient être le cadeau d’Apollon à Hermès, le dieu qui seul pouvait guider les âmes des morts hors de la vie et parfois à nouveau vers la vie. L’étymologie du mot « destin » en grec offre un exemple fascinant de comment le génie de la vision minoenne a pénétré dans le langage grec, souvent de manière visible, tout en informant ses histoires de déesses et de dieux. Le mot grec pour « destin », « mort », « déesse de la mort » est e ker (féminin), le mot pour « coeur » et « poitrine » est to ker (neutre), alors que le mot pour « nid d’abeille » est to kerion (neutre). La racine commune ker relie les idées du nid d’abeille, de la déesse, de la mort, du destin et du cœur humain, un ensemble de significations qui s’éclaire si on sait que la déesse était représentée par une abeille.

 Des Mystères du monde – Plans Cosmiques de Christine Stern :

https://old.world-mysteries.com/newgw/sci_blueprint3.htm

« Pour les pythagoriciens, l’hexagone est une représentation de l’esprit d’Aphrodite, dont le nombre sacré était 6 (la triple déesse duale) ; ils vénéraient les abeilles comme ses créatures sacrées qui savaient créer des hexagones parfaits dans leurs nids d’abeilles. Cherchant à comprendre les secrets de la nature à travers la géométrie, les pythagoriciens méditaient sur le treillis triangulaire infini, avec des angles de 60°, qui résulte de l’extension des côtés de tous les hexagones du diagramme des nid d’abeilles, jusqu’à ce que leurs lignes se rencontrent au centre des hexagones adjacents. Cela leur a semblé être une révélation de la géométrie sous-jacente du cosmos.

De plus, le miel et le sel étant les seuls conservateurs de l’époque, ils étaient tous les deux symboles de résurrection et de réincarnation.Les morts étaient souvent embaumés avec du miel, en particulier dans les grands Pithoi ou vases funéraires, où ils étaient placés en position foetale pour leur renaissance. Demether était la « pure mère abeille », qui régissait les cycles de la vie, comme l’était la Deborah biblique, dont le nom veut dire « abeille ». Les gâteaux de miel en forme d’organes génitaux féminins figuraient en bonne place dans le culte de la déesse. L’abeille était généralement regardée comme un symbole de la puissance féminine, car c’est elle qui créait cette substance magique et savoureuse, et la stockait dans des cellules hexagonales au motif géométrique mystérieux. »

 Divination des druides irlandais

Issu de « Une petite histoire sociale de l’Irlande ancienne », 1906

http://www.libraryireland.com/SocialHistoryAncientIreland/II-V-2.php

– Druidesses : les habitants de l’ancienne Irlande avaient des druidesses également, comme leurs parents de Gaule. Une druidesse était appelée une « ban druid » [ban-dree], c’est à dire une « femme druide », et beaucoup de druidesses figurent dans les écrits anciens. Parmi les dangers contre lesquels St Patrick (dans son hymne) demande à Dieu de le protéger, on trouve « les sorts des femmes, des forgerons et des druides », et les « femmes » sont évidemment des druidesses. Dans un des canons de St Patrick, les rois sont prévenus de ne pas donner foi aux mages (i.e. Druides), aux « pythonesses », aux augures ; et au vu du contexte il est évident que les « pythonesses » sont les druidesses. Le mot grec « pythoness » correspondant au « ban-drui » irlandais était le nom des prêtresses d’Apollon à Delphes.

 Le langage des abeilles et leur organisation sociale

La reine est « créée » par les ouvrières qui nourrissent une larve avec de la gelée royale. Il ne peut y avoir qu’une reine à la fois, donc quand plusieurs arrivent à terme, il y a une bataille jusqu’à la mort. Du fait de son alimentation particulière, la reine peut piquer plusieurs fois sans en mourir. De fait, elle est l’épitome de la guerrière. La reine de la ruche avait un rôle social proche de la royauté celtique. Les rois celtiques étaient élus et n’exerçaient leurs fonctions que par la volonté du peuple. La reine de la ruche est choisie par la ruche et travaille sans relâche au bénéfice de la ruche.

Il est bien connu que les abeilles communiquent au travers d’une danse mettant en lien la position du soleil et les ressources repérées. Dans la désormais célèbre « danse frétillante », une abeille se tient en face d’une direction et remue son abdomen d’avant en arrière, chaque mouvement représentant une certaine distance. Ensuite elle se déplace sur un huit et recommence. Elle répète cela plusieurs fois, les autres ouvrières la regardent avec attention. Lorsque l’exploratrice effectue une danse en rond, cela signifie « Hey, il y a de la nourriture près de la ruche ! » ; la « danse du tremblement » dit aux ouvrières au repos « Hey, lève toi et fait quelque chose ! » ; Et une danse chancelante demande « nettoyez moi s’il vous plaît ! ». On croyait même que les druides dansaient comme les abeilles pour célébrer la force vitale du soleil.

La communication entre les abeilles utilise également d’autres sens. La reine est entourée de sa « court », d’environ 12 abeilles. La court nettoie et nourrit la reine, mais si vous regardez de manière plus approfondie, vous pouvez voir qu’elles brossent leurs antennes sur le corps de la reine encore et encore. Elles font ceci car la reine produit des phéromones, qui sont une sorte de produit chimique odorant, et différentes phéromones disent aux abeilles de la ruche de faire différentes choses. Une ouvrière de la court prend les phéromones sur la reine, puis utilise ses antennes pour disperser l’odeur dans toute la ruche. Les soldats sont des ouvrières plus âgées qui gardent l’entrée de la ruche des autres insectes ou animaux qui pourraient la menacer. Si une gardienne sent un danger, elle diffuse une phéromone qui alerte les autres abeilles.

Les animaux alliés

(issu de « By Oak, Ash and Thorn » de D J Conway)

 Abeille : l’abeille est souvent mentionnée en lien avec le miel et l’hydromel, qui est fait à partir de miel. L’abeille est industrieuse, déterminée lorsqu’elle accomplit une tâche, et intrépide quand elle défend sa maison.

 Neith et les deux Déborah de la Bible : une seule et même personne

Présenté à la rencontre annuelle du Centre de recherche américain en Égypte, Atlanta, 1995

La bible fait référence à deux femmes différentes nommées Deborah. L’une était la nourrice d’Isaac, le fils d’Abraham, et l’autre était, dans la période bien plus tardive des Juges, une dirigeante militaire qualifiée de « une mère en Israël ».Les deux semblent avoir des images mythiques et sont identifiées à un Arbre à Pleurer particulier. La déesse égyptienne Neith à à la fois une réputation de figure militaire et de déesse mère et nourrice ; caractéristiques du fait desquelles les grecs l’ont assimilée à la déesse Athéna.

En hébreu, Deborah signifie « Abeille », et ce symbole est particulièrement lié à Neith. Les temples dédiés à Neith étaient appelés « Maison de l’abeille », et l’abeille était le symbole de la royauté dans la Basse Égypte.

Dans ce document, je soutiendrai que les deux Deborah étaient des figures mythologiques issus de souvenirs de la déesse Neith, la déesse qui régnait en Égypte, là où Israël était en ces anciens temps. En soutien de cette thèse, je montrerai certaines parties des récits de Plutarque du mythe d’Osiris, qui suggèrent que Neith ait été associée à un Arbre à Pleurer. Je ferai aussi d’autres comparaisons entre Neith et les deux Deborah.

 Les produits médicinaux issus des abeilles

Soigner avec les produits des abeilles est appelé apithérapie ; c’était largement pratiqué par les anciens, dont les égyptiens, les grecs et les celtes. Les médecins égyptiens appréciaient leurs vertus thérapeutiques dans de nombreux domaines. Les hommes médecine égyptiens étaient indiscernables des sorciers, et la cire d’abeille était incontournable pour créer les effigies pour les rituels. Dans son livre « L’abeille sacrée », 1937, Hilda Ransome cite plusieurs exemples, établissant que « l’une des plus anciennes descriptions d’utilisation magique de la cire d’abeille est dans le papyrus de Westcar. ». Dans cet exemple, elle raconte comment une effigie de crocodile en cire d’abeille prend vie et mange l’amant d’une épouse pour le punir de la violation du contrat de mariage.

Le miel était fréquemment mentionné dans les papyrus et était un ingrédient vital de la bière égyptienne. Cela relie l’abeille au commerce, car la bière était souvent utilisée comme salaire. De fait, le nectar versatile était tellement aimé qu’une promesse de miel du mari à la femme était souvent mentionnée dans les contrats de mariage, et même le Pharaon Ramses III a offert 15 tonnes de miel au dieu du Nil Hapi, au 12ème siècle avant J.C. Le site « Bénéfice du miel pour la santé » éclaire encore plus le rôle unique du miel dans la société égyptienne :

« Les hiéroglyphes les plus anciens tracés dans des temples, sur des sarcophages et des obélisques prouvent suffisamment que les abeilles et le miel avaient une place vitale dans la vie quotidienne des égyptiens… Des nids d’abeille, des gâteaux au miel, des jarres remplies de miel et scellées et des fleurs de lotus étaient placés à côté des sarcophages comme nourriture pour les esprits des morts. Dans la tome de Pa-Ba-Sa, à Thèbes, le mur entier est décoré par une rangée d’abeilles. Un homme est montré versant du miel dans un seau, un autre est à genoux et prie devant une pyramide de nids d’abeilles. Sur le mur de la tome de Reck-Mi-Re, toutes les étapes de l’industrie du miel sont dépeintes ; comment les rayons étaient retirés des ruches à l’aide de fumée, la cuisson des gâteaux au miel, le remplissage et le scellage des jarres … »

L’abeille figure en bonne place dans de nombreux temples égyptiens, dont les piliers de Karnak, l’obélisque de Louxor que l’on peut maintenant voir place de la Concorde à Paris, le sarcophage de la 20ème Dynastie de Ramses III, une statue en granit de Ramses II, le sarcophage d’un prêtre de la 26ème dynastie dans la pyramide d’Unas, pour en nommer quelques uns. De plus, au temple de Dendera, une inscription raconte comment Osiris a imité l’abeille et a fourni les instructions pour connaître « l’hsp », ou le jardin sacré de l’Abeille dans l’Autre-Monde – un domaine censé contenir l’arbre aux pommes d’or de l’immortalité.

Le miel était aussi considéré comme un élixir dans les sociétés méditerranéennes ; une potion magique qui garantissait une vie longue et en bonne santé. L’Empereur romain Auguste a un jour demandé à un centenaire comment il a fait pour dépasser l’âge de 100 ans, pour avoir comme réponse « sans huile, avec du miel ». Le mathématicien grec légendaire Pythagore, dont la vie s’est étendue sur la plus grande partie du 6ème siècle avant JC, attribuait sa longévité à une consommation régulière de miel. En plus d’être un élixir, le miel était une substance de guérison avec de nombreuses applications médicales. La légende raconte que le dieu grec de la mer Glaucus, fils de Minos et Pasiphae, avait ressuscité après avoir été enterré dans une jarre remplie de miel. L’histoire nous rappelle qu’Alexandre Le Grand qui avait demandé à être enveloppé de miel au cours de sa préparation à l’enterrement pour cette raison. Chaque exemple renforce la croyance que le miel préserve les restes des personnes décédées ; de fait, du miel retrouvé dans d’anciennes tombes était toujours bon plusieurs milliers d’années après sa production.

http://www.andrewgough.co.uk/bee1_1.html

Les propriétés soignantes du miel et des autres produits de la ruche sont légendaires et anciennes. Les remèdes à base d’abeilles étaient sans aucun doute utilisés par les guérisseurs druides et ovates des anciennes sociétés celtiques.

Utilisation médicinale du miel, du pollen, et des autres produits des abeilles

Les bienfaits du miel pour la santé

Environ 2500 ans avant J.C., les égyptiens avaient une pommade standard pour les plaies, composée de graisses, de miel et de fibres. Les assyriens, les grecs, les chinois et les romains utilisaient le miel pour les plaies et les maladies de l’intestin. Le miel était également le médicament égyptien le plus populaire.

Hippocrate prescrivait une diète composée simplement de miel et de vinaigre pour la douleur, ou de miel et d’eau (hydromel) pour la soif. Le miel était également utilisé avec d’autres substances médicinales pour traiter la fièvre.

Le miel a été approuvé tant par le christianisme que par l’islam. La médecine moderne l’utilise également tant en médecine qu’en chirurgie. Candida Alba est inhibée dans le miel non dilué. Dilué à 40%, le miel est bactéricide pour Salmonella Shigella, E. Coli, Vibrio cholera ; ce qui fait du miel un agent à la fois antibactérien et antifongique. Ces pathologies causent des millions de morts à travers le monde.

Utilisé à des concentrations de 30 à 50%, le miel est supérieur à de nombreux antibiotiques utilisés couramment. Il inhibe la croissance des agents pathogènes isolés des urines de patients ayant des infections du tractus urinaire. Le miel est reconnu pour traiter des plaies post-opératoires sur-infectées, des ulcères, et être utilisé en post-opératoire pour des patientes ayant subit de la radiothérapie pour des cancers de la vulve, pour des plaies qui lâchent, et pour les greffes de peau.

Le miel a aussi raccourci la diarrhée bactérienne chez 169 bébés et enfants. Il a été conclu qu’il pouvait être utilisé en substitut du glucose dans les électrolytes. Cependant, des rapports de miel non transformé contaminé avec des spores de clostridium botulinum, ce qui a entraîné du botulisme, ont terni le rôle traditionnel du miel dans l’alimentation des nourrissons.

Le miel est très visqueux et contient des enzymes comme les catalases. Au delà de ses propriétés antibiotiques, le miel est capable d’absorber l’eau de son environnement, ce qui est utile lorsqu’il est utilisé sur des plaies. Il absorbe les fluides et protège la plaie de la surinfection. D’autres études doivent être menées pour étudier les propriétés médicales du miel.

Le potentiel thérapeutique du miel pur et non contaminé et hautement sous utilisé. Le miel est largement disponible dans la plupart des pays, et bien que toutes les propriétés réelles du miel ne sont pas encore découvertes, il est tant que la médecine conventionnelle offre au miel la reconnaissance qu’il mérite.

Les bienfaits du pollen

Le pollen des abeilles est dérivé des anthères des plante en fleurs. C’est une source de pouvoir de régénération pour ceux en quête d’une jeunesse éternelle. Les premiers humains utilisaient le pollen comme nourriture et comme médicament, savant de manière intuitive que le pollen contient de nombreux nutriments.

Les bienfaits du miel et du pollen ont été documentés par plusieurs civilisations et religions. L’Angleterre était nommée par les premiers écrits druidiques comme « L’île au miel ». Les légendes galloises sont pleines de références au miel et au pollen. Le pollen est mentionné dans la Bible, le Talmud et le Coran. Hippocrate, le père de la médecine occidentale, pensait que le pollen garantissait une bonne santé, et aidait à lutter contre le vieillissement.

La palynologie, l’étude du pollen, a montré que le pollen est éternel. Des grains de pollen âgés de plusieurs millions d’années ont été trouvés sur des sites de fouilles archéologiques. A partir de ces grains de pollen, les fleurs et plantes de ces époques anciennes peuvent être identifiées.

Le pollen peut être ajouté de manière bénéfique à n’importe quelle diète. Il apporte de l’énergie, restaure les systèmes nerveux affaiblis, et soulage les troubles nerveux et émotionnels chez les jeunes et les personnes âgées. Il participe à traiter la maladie d’Alzeihmer.

Les bienfaits de la gelée royale

La gelée royale est utilisée depuis très longtemps pour traiter avec succès de nombreux troubles. En général, elle est prise pour les mêmes raisons que le pollen. La gelée royale est un mélange de miel et de pollen qui ont été ré-ingérés par les ouvrières qui les « travaillent », et avec l’addition de 6 enzymes supplémentaires produites par les glandes hypopharyngiennes, localisées sous les yeux des abeilles, produisent la gelée royale.

Les bienfaits de la propolis

La propolis est produite à partir de la sève des arbres. Cette dernière recouvre les bourgeons de l’arbre afin d’agir comme un écran solaire pour les protéger. Elle est ramenée à la ruche où elle est utilisée pour garder la ruche stérile et sans maladie. La propolis est un antibiotique, elle est efficace contre les bactéries, les virus et les champignons.

La propolis est utilisée pour traitées les infections oro-pharyngées et les ulcères de l’estomac. Elle est prise quotidiennement en prévention de la grippe et des refroidissements.

« Les insectes produisant du miel, avec leurs couleurs distinctives, noir et jaune (ordre des hyménoptères) a été à l’origine d’un petit nombre de légendes dans les langages celtiques. En Irlande comme au Pays de Galle on pense que les abeilles viennent du ciel et apportent avec elle une sagesse secrète. Le miel est listé parmi les attributs du Munster, Olr. bech, Modlr. beach, seillean, ScG beach, Manx shellan, W gwenynen, Corn. gwenenen, Bret. Gwenanenn. Voir H.M.Ransome, « L’Abeille sacrée », 1937, Londres.

Abeilles en train de former une chaîne de cire.

 Les abeilles et le miel

Issu de « Une petite histoire sociale de l’Irlande ancienne », 1906, Chapître 17 … suite

http://www.libraryireland.com/SocialHistoryAncientIreland/III-XVII-7.php

  1. Le miel

Avant de considérer le miel comme de la nourriture, il est approprié de faire quelques observations sur la gestion des abeilles par les anciens irlandais. Depuis les temps les plus anciens, l’Irlande était réputée pour son abondance de miel. Giraldus exprime l’opinion curieuse que le miel serait plus abondant en Irlande si les abeilles n’étaient pas freinées par les ifs, amers et toxiques, dont les bois abondent.

La gestion des abeilles étaient universellement connue ; et tout propriétaire aisé avait des ruches dans son jardin. Les abeilles sauvages également essaimaient partout – bien plus que maintenant, du fait de l’étendue de la forêt. Avant que le sucre de canne ne soit largement utilisé – au 16ème siècle – l’industrie apicole était considérée comme si importante qu’une section spéciale des lois Brehon leur était dédiée. Le nom irlandais de l’abeille est bech, un essaim est appelé saithe [saeha]. La ruche avait plusieurs noms, mais le terme utilisé universellement maintenant est corcog. Les ruches remplies de leurs abeilles étaient parfois données en hommage à un roi. Les lois Brehon traitent du « jugement des abeilles », dont la version anglaise imprimée occupe 20 pages, et entre dans le détail des droits des parties concernées, essaims, ruches, nids et miel : de cela quelques exemples sont donnés ici.Si un homme trouvait un essaim dans une faitche [faha] ou partie de nature entourant et appartenant à une maison : un quart de la production à la fin de l’année était dû à celui qui avait trouvé l’essaim, les ¾ restant au propriétaire de la maison. S’il le trouvait dans un arbre poussant dans une faitche : la moitié de la production de l’année à celui qui a trouvé l’essaim, le reste au propriétaire de la maison. Si l’essaim était trouvé sur le territoire d’un propriétaire terrien mais pas dans cette partie de nature qui entoure la maison : 1/3 à celui qui l’avait trouvé, le reste au propriétaire. S’il était trouvé dans une friche n’appartenant pas à un individu mais à la communauté ou la tribu, les abeilles et le miel appartenaient à celui qui avait trouvé l’essaim, à l’exception d’1/9 dû au chef de la tribu. Comme les abeilles appartenant à un individu fabriquent leur miel à partir des terres adjacentes, les propriétaires des 4 fermes adjacentes avaient droit à une certaine partie de la production de miel, et après la 3ème année, ils avaient chacun droit à un essaim. Si les abeilles appartenant à un homme essaimaient sur les terres d’un autre homme, la production était divisée dans certaines proportions entre eux deux. Il est précisé dans le « jugement des abeilles » qu’un drap était parfois étendu pour que l’essaim puisse s’y poser et s’y reposer, comme c’est encore fait maintenant. Au moment de la récolte du miel, les abeilles étaient enfumées.

On buvait parfois un mélange de lait et de miel ; un mélange de miel et de lard était un condiment. Le miel était parfois apporté pur à table, parfois dans son rayon. Souvent, aux repas, chaque personne avait devant elle un petit plat, parfois en argent, rempli de miel ; et chaque morceau, que ce soit de viande, de poisson ou de pain, était trempé dedans avant d’être mis en bouche. Le miel était utilisé pour arroser la viande pendant la cuisson, tout comme le saumon. Dans un vieux conte, on a pu lire que Ailill et Maive, roi et reine de Connaught, avaient fait griller un saumon pour le jeune chef, Fraech, et l’avaient arrosé de miel qui avait été « bien préparé par leur fille, la princesse Findabair ». Cela nous montre que même les personnes de haut rang s’employaient à la production de miel. Il a déjà été établi que le miel est l’ingrédient principal de l’hydromel ; et c’était probablement sa principale utilisation.

 L’hydromel dans la société celtique et les lois Brehon.

Le miel et les produits des abeilles, dont la cire d’abeille, avaient une grande valeur et étaient utilisés comme monnaie d’échange au même titre que l’or. Les plus anciennes traces archéologiques de production d’hydromel datent d’environ 7000 avant J.C. L’hydromel était la boisson rituelle dans la société celtique. Il serait difficile d’exagérer l’importance de l’hydromel dans la société celtique. Son influence était telle que les halls de Tara, au sein desquels régnait le grand roi d’Irlande, étaient appelés la maison du Cercle d’Hydromel.

En Irlande, les druides avaient regroupé les commandements sacrés au sein des Lois Brehon, et 20 pages étaient dédiées à la régulation des abeilles (cf partie précédente / qui était à droite de la p.10 et est en italique plus haut : mettre le cf en fonction de la présentation finale). Un ancien texte irlandais suggère que les habitants du compté de Munster étaient comparés à des abeilles, comme le suggèrent nombre de leurs armoiries familiales. Les abeilles pouvaient être utilisées comme un oracle : quand un essaim quittait brutalement la ruche, c’était le signe que la mort planait près de la maison.

De nombreuses maisons en pierre de l’ancien temps étaient construites en forme de ruche, dont des huttes remarquables de l’Age de Bronze dans le sud ouest de l’Irlande, appelées Clochan’s. Sans surprise, les huttes en forme de ruche de l’Irlande rappellent les tombes à thalamus de l’ancienne Mycènes.

http://www.andrewgough.co.uk/bee2_2.html

 L’information suivante a été publiée pour la première fois il y a presque 100 ans dans la collection de Sophia Morrisson : Manx Fairy Tales :

 L’histoire des abeilles

 Lorsque le chef de famille meurt, il faut en informer les abeilles, sinon elles s’en iront et ne reviendront jamais. Pour les informer, il suffit de tapoter trois fois sur la ruche en disant « Il est mort » ou « la maîtresse est juste partie » comme ça peut être le cas. Un murmure confus de compréhension peut être entendu au sein de la ruche en réponse. Certaines personnes transmettent l’information en attachant un peu de crêpe à la ruche, mais tapoter est mieux. Une femme a dit « oh ! Toutes mes abeilles sont mortes et parties. Vous voyez, personne n’a pensé à les prévenir quand mon homme est parti, car il est mort si soudainement que nous étions tous sous le choc. »

Les arbres et les abeilles

Dans le Tao de la philosophie, Alan Watts nous demande de ne pas nous voir comme de simples sacs de peau. A la place, il dit que pour chaque intérieur, il y a un extérieur qui fait tout autant partie de nous. C’est pareil pour toutes les entités, dont les abeilles et les arbres. Les arbres plantés à proximité des terres agricoles offrent de nombreux bienfaits environnementaux : ils stabilisent le sol, préviennent l’érosion, améliorent la capacité du sol à stocker l’eau, améliorent la qualité de l’eau, le tout en augmentant la production d’oxygène. Les arbres sont une partie de leur « extérieur ».

Un lien extraordinaire de mutualisme existe entre les abeilles et les arbres. Les abeilles pollinisent les arbres, leur permettant ainsi de se reproduire ; et les abeilles récoltent le pollen et le nectar à partir des bourgeons pour fabriquer miel et cire d’abeilles ; de plus les arbres offrent le meilleur lieu d’installation pour les ruches.

Les abeilles ont des besoins différents en fonction des saisons, et à la fin de l’hiver, la colonie arrive à la fin de ses ressources. Elles ont besoin de ramener un maximum d’énergie à la ruche, en dépensant le moins possible. Les arbres sont pour cela les meilleures sources car les fleurs sont concentrées sur une faible surface. 5 ou 6 arbres offrent plus de nourriture aux abeilles qu’un acre de prairie de fleurs sauvages. La nourriture des abeilles doit contenir des acides aminés qui ne sont pas disponibles dans tous les pollens, et elles ont besoin d’une production de pollen régulière tout au long de la saison dans les 2 miles entourant la ruche. Les monocultures peuvent donc être problématiques ; les abeilles ont besoin de diversité sur leurs terres.

J’ai relié les arbres et arbustes du calendrier druidique à leur période de floraison et aux besoins nutritionnels des abeilles en fonction de la saison. La plupart des arbres ne produisent pas des fruits ou des cultures récoltés par l’homme, mais tous ont des fleurs que les abeilles peuvent polliniser et qui les nourrissent.

 

Espèce d’arbre

Calendrier celtique

Mois de floraison

Rôle dans la nutrition des abeilles.

Bouleau

Janvier

Début du printemps

Produit de la bonne propolis

Sorbier

Février

Mai-Juin

 

Aulne

Février-mars

Février-Avril

 

Saule

Février-mars

Février-Avril

Très important

Frêne

Avril

Mai-Juin

 

Aubépine

Mai

Avril-Mai

Bon

Chêne

Juin

Mai-Juin

Mineure

Houx

Juillet

Mai-Juin

Merveilleux

Noisetier

Août

Début du printemps

Bon

Pommier

Août-Septembre

Avril-Mai

Très Bon

Vigne

Septembre

Début de l’été

 

Lierre

Octobre

Septembre-Octobre

Floraison tardive

Genêt

Novembre

Avril-Juin

 

Prunellier

Novembre-Décembre

Printemps

Bon

Sureau

Décembre

Juin-Juillet

Excellent

If

 

Avril-Juin

Problématique

Sapin / Pin

 

Mai-Juin

Faible en protéines

Ajonc

 

Automne

Bon timing

Bruyère

 

Juillet-Août

Bon

Peuplier

 

Février-Mars

Produit de la bonne propolis

Fuseau

 

Mai-Juin

 

Chèvrefeuille

 

Hiver

difficile

Groseille à Maquereau

 

Avril-Mai

 

Hêtre

 

Avril-Mai

Produit de la bonne propolis

La Franc-maçonnerie et les abeilles

http://freemasonry.bcy.ca/symbolism/bees.html

 Les abeilles et la ruche ont longtemps été des symboles de l’industrie et de la régénération, de la sagesse et de l’obéissance, avec une place dans le symbolisme égyptien, romain et chrétien. On voit souvent des ruches dans les illustrations maçonniques des 18ème et 19ème siècle ; et Clovis et Napoléon ont pris l’abeille comme symbole. Bien que « l’abeille était chez les égyptiens le symbole d’un peuple obéissant, parce que, d’après Horapollo, « de tous les insectes, seule l’abeille a un roi », son utilisation en franc-maçonnerie était secondaire derrière de nombreux symboles basés sur les outils utilisés par le maçon.

 « En observant le travail organisé et réglementé de ces insectes au sein de leur ruche, il n’est pas surprenant que la ruche des abeilles soit un bon symbole de l’industrie systématisée. La franc-maçonnerie a donc adopté la ruche comme un symbole de l’industrie, une valeur enseignée ; un Maître Maçon « travaille de façon à obtenir un revenu, pour prendre soin au mieux de sa famille et de lui-même, et assurer le soutien d’un frère méritant en détresse, de sa veuve et de ses orphelins … ». L’arche est un symbole commun de la franc-maçonnerie et des Anciens Mystères, un symbole de régénération, la seconde naissance après la mort. Dans les Mystères, la ruche est une forme d’arche. « Par conséquent », dit Faber (L’origine de l’idolâtrie païenne, volume ii, p. 133), « à la fois la prêtresse diluvienne et les âmes régénérées étaient appelées abeilles ; par conséquent, on faisait comme si les abeilles étaient produites par une carcasse de vache, qui symbolisait aussi l’arche ; et par conséquent comme le grand père était considéré comme un dieu infernal, le miel était utilisé à la fois dans les rites funéraires et les Mystères.  Cet extrait est issu d’un article sur les abeilles dans « le symbolisme Animal d’Evans » dans « l’architecture ecclésiastique » ».

 « Le miel est utilisé pour illustrer les apprentissages moraux. Un homme est encouragé à manger le miel et le rayon de miel (Pr 24/13), mais mis en garde contre la surabondance (Pr 25/16.27). Il représentait la douceur morale (Ezk 3/3) et l’excellence de la loi (Ps 19/10), les mots plaisants (Pr 16/24) et les lèvres (Ca 4/11) ; il était également une figure de l’amour (Ca 5/1). Le LXX ajoute au Pr 6/8 « Aller voir l’abeille, voyez comme elle est assidue et produit un travail de qualité, un travail dont le résultat est utilisé par les rois et les nobles pour assurer leur santé. Elle est désirée et honorée par tous, et bien qu’elle soit de peu de force, comme elle apprécie la sagesse elle l’emporte. » Cette citation se trouve dans la version arabe, et reprise par des écrivains anciens.

 Que Clovis, nouvellement converti, choisisse une abeille comme symbole n’est pas surprenant. Cela le mettait en règle avec l’empire romain chrétien, sans le mettre en porte-à-faux avec ses sujets qui gardaient des idées païennes.

 Napoléon a été initié et accueilli au sein d’une Loge de l’armée Philadelphe du Rite Écossais primitif de Narbonne entre 1795 et 1798. Considérant son intérêt dans les affaires égyptiennes, ses raisons pour choisir l’abeille comme symbole ne sont que des suppositions. Lorsqu’il a fait coudre des abeilles sur ses vêtements, ce n’était pas le signe d’obédience dirigé vers un de ses contemporains, certainement pas l’aristocratie dont les racines n’étaient pas mérovingiennes, ni une sympathie pour les francs-maçons ; et certainement pas vers les révolutionnaires francs-maçons américains qui embrassaient la république. L’abeille est un symbole de l’industrie, d’un peuple obéissant et de la renaissance. Il est plus facile d’imaginer que les mérovingiens, les francs-maçons et Napoléons trouvèrent chacun leur chemin pour choisir l’abeille, plutôt que d’imaginer de toute pièce un lien entre les trois comme l’ont fait certains conspirationnistes.

 La ruche est un symbole de l’industrie, et encourage à appliquer cette vertu chez chaque être vivant, de l’ange le plus haut dans les cieux au reptile le plus bas dans la poussière. Elle nous enseigne que nous sommes venus sur terre des être rationnels et intelligents, et que nous devrions donc toujours être industrieux ; ne restant jamais assis contents de notre sort alors que nos semblables sont dans le manque et que nous avons la possibilité de les soulager sans que cela ne nous nuise.

 Lorsque nous observons la nature, nous pouvons voir l’homme, dans sa petite enfance, le plus démuni et indigent de la création : il est incapable de se mouvoir pendant des jours, mois, années, incapable de subvenir à ses besoins, de se protéger des bêtes sauvages, ou de s’abriter du mauvais temps. Cela a peut-être plu au grand Créateur de créer l’homme indépendant des autres êtres, mais comme la dépendance est l’un des plus grands liens d’une société, les hommes ont été créés dépendants les uns des autres pour leur protection et leur sécurité, ce qui leur permet ainsi de remplir leur devoir d’amour réciproque et d’amitié. De fait, l’homme a été créé pour une vie sociale et active, la plus noble partie du travail de Dieu ; et celui qui s’abaisse à vivre ainsi, sans participer et partager la connaissance et la compréhension, peut être considéré comme un bourdon dans la ruche, un membre inutile de la ruche et qui ne mérite pas la protection des maçons.

 Pommiers et abeilles

Les propriétés soignantes des pommiers sont extraordinaires. On peut à peine imaginer le potentiel de combiner les produits des abeilles et les produits issus de la pomme.

Les chercheurs nous disent aujourd’hui que notre grand mère avait raison quand elle disait « une pomme par jour éloigne le médecin » ! La pomme est maintenant appelée l’aliment santé par excellence.

Les nutritionnistes suggèrent que manger 2 à 3 pommes par jour peut avoir un effet protecteur vis à vis des maladies cardiaques, du fait de la surprenante capacité du fruit à diminuer la tension artérielle et à abaisser de manière impressionnante le cholestérol. De fait, d’après eux, plus le cholestérol est élevé, plus vous aurez de bénéfices à augmenter votre consommation quotidienne de pommes.

Les pommes sont connues pour de nombreux effets curatifs, et elles contiennent des éléments dont les chercheurs pensent qu’ils pourraient lutter contre certains types de cancers. La raison semble être que la pomme est composée d’acides naturels qui ont bloqué avec succès le développement de cancers en laboratoires.

Rappelez vous que pour en tirer le meilleur bénéfice, il faut manger la totalité du fruit, peau comprise. C’est la peau qui contient le plus de pectine, qui semble être à la base de la capacité de la pomme à réduire le cholestérol et la tension artérielle, équilibrer la glycémie et lutter contre les cellules cancéreuses.

Les pommes sont une excellente source nutritionnelle pour les diabétiques et tous ceux qui ont besoin d’équilibrer leur glycémie. Elles sont parmi les aliments qui régulent le mieux la glycémie. Bien que la pomme soit riche en sucre naturel, quelque chose dans sa  composition fait qu’il n’y a pas de montée rapide et souvent dangereuse de la glycémie. De plus, cela évite à l’organisme une trop grande utilisation d’insuline, ce qui permet de réduire le cholestérol et la pression artérielle.

Les pommes entières (par opposition au jus) sont parfaites pour ceux qui réalisent des diètes. Elles diminuent l’appétit sans priver l’organisme des nutriments essentiels. L’augmentation de glycémie qui suit après avoir mangé une pomme donne une sensation de satiété.

Le jus de pomme est également bon pour la santé et aide au processus de guérison – particulièrement si vous avez pris froid ou si vous avez un virus. Les personnes qui mangent des pommes régulièrement ont moins de refroidissements ou de maladies respiratoires supérieures. Les chercheurs ont également remarqué qu’ils sont moins sujets aux pathologies liées au stress.

La pomme est également le seul aliment qui règle deux problèmes opposés : constipation et diarrhée.

Les pommes et la compote de pommes ont été utilisées depuis des siècles pour la reprise alimentaire après un épisode de diarrhée. La fibre de pectine est apparemment le facteur le plus important, ce qui explique qu’on la retrouve dans les composants d’un des remèdes contre la diarrhée les plus utilisés. Et cette même fibre est celle dont les diététiciens nous disent qu’elle éloigne la constipation.

Enfin, les pommes ne sont pas seulement un super aliment, elles sont également des « brosses à dent » naturelles, évitant les caries, chose que nos ancêtres ont sans doute appris par empirisme, et que les chercheurs confirment maintenant en laboratoire.

Un groupe de scientistes a récemment démontré que la consommation de pommes participait à nettoyer les dents dans un groupe contrôle d’enfants et de fait limiter les problèmes bucco-dentaires.

Comprendre les plantes médicinales n’est qu’une partie de l’histoire, le druidisme vous amène à communiquer avec toutes les plantes et l’adage « vous êtes ce que vous mangez » prend tout son sens. Tant dans l’apprentissage des remèdes à base de plante se fait les mains dans le sol et ne peut s’assimiler uniquement au travers des livres.

Les fleurs de pommier sont parmi les premières sources de pollen pour les abeilles au printemps, elles ont donc une importance capitale. La période où la ruche est la plus fragile correspond à la fin de l’hiver et au tout début du printemps. Leurs réserves de nourriture sont épuisées, donc lorsque les pommiers sont en fleurs (ainsi que les érables et les saules notamment), la ruche revit.

La synergie est complète, car le pommier n’aurait aucun fruit si les abeilles n’assuraient pas la pollinisation croisée.

Le druidisme moderne veut regarder le monde de manière holistique, et de fait se doit d’améliorer sa compréhension des plantes, des herbes, des arbres et de l’environnement dans son ensemble. La connexion n’a pas échappé à nos ancêtres. La transformation du nectar en miel est de l’alchimie.

Suivez ce lien pour voir la bande annonce à propos du Syndrome d’Effondrement des Colonies et de la crise des abeilles qui affecte la pollinisation de nos cultures vivrières.

Silencieusement, des milliards d’abeilles sont tuées à travers le pays, ce qui menace nos cultures et notre alimentation. Mais un bannissement d’une famille de pesticides pourrait sauver les abeilles de l’extinction.

4 pays européens ont commencé à bannir ces poisons, et les populations des abeilles remontent. Mais les entreprises concernées font pression pour que les pesticides mortels restent sur le marché. Un tollé mondial en faveur d’une interdiction aux Etats-Unis et en Europe, où le débat fait rage, pourrait provoquer une interdiction totale et un effet d’entraînement dans le monde entier.

 Causes possible du Syndrome d’Effondrement des colonies

(versions raccourcie)

http://insects.about.com/od/antsbeeswasps/tp/CausesofCCD.htm

Théories autour de la disparition soudaines de ruches d’abeilles par Debbie Hadley

 A l’automne 2006, des apiculteurs du nord de l’Amérique ont commencé à décrire la disparition soudaine de colonies entières d’abeilles, parfois en une nuit. Rien qu’aux États-Unis, des milliers de colonies ont disparu du fait de ce « Syndrome d’Effondrement des Colonies » (SEC). Des théories sur la cause de ce SEC sont apparues presque aussi rapidement que les abeilles disparaissaient. Aucune cause unique, aucune réponse définitive n’a encore été trouvée. La plupart des chercheurs pensent que la réponse se trouve dans une combinaison de plusieurs facteurs. Voici certaines causes possibles :

Malnutrition

Les abeilles sauvages se nourrissent dans un habitat à la flore diversifiée, profitant d’une grande variété de sources de pollen et de nectar. L’abeille domestique utilisée couramment se limite à des cultures spécifiques, telles que les amandes, les myrtilles ou les cerises. Les colonies appartenant à des apiculteurs amateurs ne sont sans doute pas mieux loties, les zones urbaines et suburbaines offrent une diversité limitée de plantes. Les abeilles domestiques nourries en monocultures, ou dans une faible variété de plantes, pourraient souffrir d’un déficit nutritionnel qui peut atteindre leur système immunitaire.

Pesticides

N’importe quelle disparition d’une espèce d’insecte peut avoir pour cause logique l’utilisation de pesticides et le SEC ne fait pas exception. Les apiculteurs sont particulièrement inquiets du lien entre le SEC et les néocotinoïdes (pesticides à base de nicotine). L’un d’entre eux, l’imidaclopride, est connu pour affecter les insectes de la même manière que le SEC.

Organismes Génétiquement Modifiés (OGM)

Un autre suspect est le pollen des OGM, particulièrement le maïs qui est modifié pour produire la toxine du Bt (Bacillus Thuringiensis). La plupart des chercheurs s’accorde sur le fait que l’exposition seule au pollen Bt ne peut causer le SEC. Toutes les ruches qui se nourrissent de pollen Bt n’ont pas été victime de SEC, et certaines ruches qui ont été impactées par le SEC n’ont pas eu accès à du pollen Bt. Cependant, il pourrait y avoir un lien entre le Bt et la disparition des colonies quand les abeilles étaient fragilisées pour d’autres raisons. Des chercheurs allemands notent une corrélation entre l’exposition au pollen Bt et à une sensibilité du système immunitaire au champignon Nosema.

Migration des apiculteurs

Certains apiculteurs louent leurs ruches à des fermiers, gagnant plus grâce à ce travail de pollinisation qu’ils ne pourraient le faire en produisant simplement du miel. Les ruches sont stockées à l’arrière de camion, bâchées, et transportées sur plusieurs milliers de kilomètres. Pour l’abeille domestique, l’orientation autour de la ruche est vitale, et être transportées plusieurs fois par an doit être stressant. De plus, déplacer les ruches à travers le pays peut aussi propager les maladies et les pathogènes, puisque les abeilles interagissent dans les champs.

Les pratiques d’apiculture

Des études sur la façon dont les apiculteurs gèrent leurs ruches peut permettre de comprendre les tendances qui conduisent à la disparition des colonies. Comment et avec quoi les abeilles sont nourries peut directement impacter leur santé. Séparer ou combiner les ruches, utiliser des acaricides, administrer des pesticides, sont autant de pratiques qui méritent d’être étudiées.

Toxines dans l’environnement

L’exposition des abeilles aux toxines présentes dans l’environnement justifie aussi des recherches, et certains soupçonnent des produits chimiques d’être une des causes du SEC. Les sources d’eau peuvent être traitées pour l’imiter la présence d’autres insectes ou contenir des résidus. Les abeilles peuvent être impactées par des produits utilisés par les particuliers comme par les industriels, par contact ou par inhalation.

Changement climatique

L’augmentation globale de la température cause une réaction en chaîne au sein de l’écosystème. Des conditions météorologiques erratiques entraînent des hivers inhabituellement chauds, des sécheresses, des inondations, et tout cela affecte les plantes qui fleurissent. Ces dernières peuvent fleurir plus précocement, avant que les abeilles ne puissent voler, ou ne plus fleurir du tout, ce qui limite la quantité de nectar et de pollen.

 Abeilles, Arbres et Druides

« Demandez à l’abeille sauvage ce que les druides savaient. »

De ces références anciennes, je pense que nous pouvons déduire l’interconnexion existant entre les abeilles, les arbres et les anciens druides. Les différents schémas observés dans le vol des abeilles ont montré leur forte sensibilité à la position du soleil ; ainsi que la communication à travers le mouvement de la position de la nouvelle source de nourriture trouvée pour la ruche. Le miel et les rayons de miel étaient vénérés et utilisés dans les communautés druidiques en Irlande ; où l’abeille avait une signification à la fois solaire et spirituelle, et où elle était vue comme une créature magique reliant la terre au ciel. Certaines personnes voient même la structure de la ruche dans la forme des tombes. Les abeilles ont longtemps été considérées comme les messagères divines du monde féerique.

Quand on parle des druides et de leur lien avec les arbres, nous devons inclure les abeilles dans cet « extérieur » qui fait partie de nous comme des arbres. Parce que nous, en tant que société, avons ignoré cette interdépendance, maintenant, le Syndrome d’Effondrement des Colonies fait chuter les populations d’abeilles, ce qui veut dire que notre alimentation est aussi en danger. Rien qu’aux Etats-Unis, plus de 25% de la population gérée de l’abeille domestique a disparu depuis 1990.

Quelques unes des pratiques commerciales non durables en matière d’apiculture incluent le fait de trop prendre aux colonies, que cela soit du miel, mais aussi le pollen, la propolis, la gelée royale, la cire d’abeille et même le venin d’abeilles (utilisé pour traiter l’arthrite et les rhumatismes, ainsi que les allergies). Quand les apiculteurs prennent trop de ces produits, ils « nourrissent » les abeilles avec de l’eau sucrée, ce qui n’a pas les mêmes qualités nutritionnelles que le miel ou le pollen : immunité naturelle, source de vitamines, minéraux, protéines, matière grasse. La propolis sert à l’immunité de la ruche et la gelée royale est la seule nourriture consommée par la reine. De même, la cire d’abeille ne sert pas seulement à contenir le miel et les larves, mais elle aide également à isoler la ruche. Et en plus, ces apiculteurs vont également déplacer les ruches, les mettant sur des camions et les déplaçant de la Floride à Washington vers les cultures de pommiers, puis en Californie pour les cultures d’amandes.

Les abeilles sont « le canari dans la mine », un signal à propos des pratiques qui mettent en danger notre environnement et nous avec. De nombreuses colonies ont disparu à travers le « Syndrome d’Effondrement des Colonies », mais les apiculteurs naturels et biologiques n’ont pas connu ce problème. Un vieil adage dit « demandez aux abeilles sauvages ce que les druides savaient » ; on pourrait également dire « Demandez aux abeilles captives quel savoir nous avons perdu ! ».

Dans les temps anciens, les druides protégeaient les bosquets et tout ce qu’ils contenaient, ruches comprises, et pas seulement les arbres. Les bosquets et les bois sont des entités vivantes, pas un assemblage de pièces séparées. Nous devrions apprendre de la triade dorée « Druides, Abeilles et Arbres » que notre existence est dépendante de la façon dont nous prenons soin de notre environnement, dont nous faisons partie intégrante.

Traduction Joëlle

DISCOVER MORE

Learn more about Druidry and how to join the order

The practice of Druidry used to be confined to those who could learn from a Druid in person. But now you can take an experience-based course wherever you live, and when you enrol on this course, you join the Order of Bards, Ovates & Druids, and begin an adventure that thousands of people all over the world have taken. It works with the ideas and practices of Druidry in a thoroughly practical, yet also deeply spiritual way.